Des voix s’élèvent tout autour de la planète pour reclamer la reconnaissance par la Cour pénale internationale du crime d’écocide. Derrière cette notion juridique encore floue se cache un enjeu de taille: juger les responsables de la destruction massive des écosystèmes à l’échelle mondiale. Est-ce la bonne voie?
«Le bonheur national brut est plus important que le produit nationalbrut.» Cette affirmation marque la vie économique et culturelle du Bhoutan depuis plus de quarante ans.
Les êtres humains et les entreprises ne devraient plus être les seuls à pouvoir aller au tribunal, mais également le loup, le glacier d’Aletsch ou encore le Rhin. Voilà ce que demandent des activistes et des philosophes de l’environnement. Incompatible avec notre système juridique, estime le Conseil fédéral.
De nombreuses initiatives pour le bien-être animal ont vu le jour, en Suisse alémanique surtout. À l’œuvre, des associations spécialisées dans la protection des animaux, d’un côté et de l’autre, des militant-e-s qui veulent dépasser le choix individuel lié à l’alimentation végétale. Leurs buts convergent: amener la cause animale dans le débat politique.
La crise climatique et l’extinction des espèces encouragent activistes du climat et écologistes à doter la nature de ses propres droits. Cette idée, le juriste et philosophe Christopher D. Stone l’a formulée pour la première fois en 1972.
L’efficacité, donc le succès économique: voilà ce que promet le concept d’organisation scientifique du travail (ou scientific management). Mis au point il y a cent ans pour accroître la productivité dans l’industrie, il façonne plus que jamais nos milieux de travail et de vie.
La cinquième édition du certificat d’études avancées « Bonheur dans les organisations », proposé par l’association Eurasia et la HEG Genève, démarre bientôt. Comment s’enseigne le développement des conditions au bonheur ?
Notre société accorde une grande importance à la mobilité, mais pourquoi ? L'immobilité ne vaut-elle pas mieux?
L’argent est un outil polyvalent: on peut l’économiser, le dépenser ou s’en servir pour aider autrui. Les bases de la générosité ou de l’avarice d’une personne sont créées dès son enfance, comme l’explique Gerald Hüther, neurobiologiste et auteur.
De plus en plus de gens veulent que leur argent soutienne le développement durable de l’économie et de la société. Des méthodes qualitatives et quantitatives peuvent les aider à investir leur capital là où il a le meilleur impact possible, mais la mesurabilité a ses limites.
L’humain est-il en droit d’exploiter des formes de vie en s’intéressant non pas à elles, mais uniquement à ce qu’elles produisent ? Si ces êtres vivants sont des micro-organismes, la réponse est tout naturellement « oui ». Mais qu’en est-il de la révolution silencieuse dans les industries pharmaceutique et alimentaire ?
Les directives de labels comme le Bourgeon ou Demeter définissent la qualité d’un produit. Leur plus précieux atout est la confiance qu’on leur accorde. Mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire?
Chevaux, chiens, chèvres, cochons, ânes, poules, enfants et adultes humains cohabitent sur le grand domaine de l’école-atelier Shanju, installée à Gimel, dans le Parc naturel régional Jura vaudois. Sa fondatrice, Judith Zagury, dirige également le Shanju-Lab, le pôle de recherche scientifique et de création artistique avec les animaux.
Des économistes cherchent comment mesurer et améliorer les avantages des prestations de santé. Ce faisant, elles et ils confondent santé et qualité de vie.
Pour boire du lait et manger de la viande, nous maltraitons et abattons des animaux. Le plaisir tient-il à la liberté? Les nombreux substituts de viande révèlent-ils la survenance d’un changement de mentalité dans la relation entre humains et animaux? Nous avons posé ces questions à Friederike Schmitz, philosophe et défenseuse de la cause animale.
Sur les quelque 50000 exploitations agricoles restantes en Suisse, plus de 70 se sont converties à l’agriculture végane ces dernières années. Elles renoncent à élever et à mettre à mort des animaux dits «de rente». Promenade avec Sarah Heiligtag, initiatrice du mouvement, éthicienne et agricultrice.
À notre époque, beaucoup d’enfants grandissent dans un environnement urbain où la circulation intense restreint leur liberté de mouvement. Les offres pédagogiques en pleine nature se multiplient donc. Eva Helg en dirige une, et elle nous explique pourquoi la forêt est si propice à l’apprentissage et au développement.
Après des décennies de mondialisation, de capitalisme effréné et de numérisation galopante, la révolte gronde de plus en plus fort. Des pays du Sud s’unissent contre la domination historique du Nord. La polarisation s’accroît même à l’intérieur des pays, faisant surgir lignes de fracture, ressentiments et conflits.
Démontrer qu’une autre manière de consommer et de produire est possible, permettre la rencontre avec cette autre économie tout près de chez soi, dans les quartiers, valoriser la proximité et boucler les boucles de la matière.
Nous vivons une époque de folie politique qui s’accompagne de changements planétaires et technologiques profonds, voire effrayants. La philosophe et psychanalyste allemande Hanna Gekle nous explique comment garder espoir malgré tout. Et comment éviter de céder à la naïveté.
Corinne Urech est psychothérapeute et psycho-oncologue à la clinique gynécologique de l’Hôpital universitaire de Bâle. Elle y reçoit surtout des femmes atteintes d’un cancer. Dans cette entrevue avec moneta, elle explique ce qui donne de l’espoir à ses patientes.
Comment incite-t-on les gens à soutenir des causes politiques? Qu’est-ce qui nourrit la peur? Comment l’espoir agit-il? Nous avons posé ces questions à Daniel Graf, organisateur de campagnes.
De plus en pus d'entreprise abandonnent les formes d'organisatio purement hiérarchiques. Elles attendent de leur personnel qu'il participe aux réfléxions et décisions. Que se passe-t-il quand les cadres renoncent à leurs privilèges?
Démontrer qu’une autre manière de consommer et de produire est possible, permettre la rencontre avec cette autre économie tout près de chez soi, dans les quartiers, valoriser la proximité et boucler les boucles de la matière.